David Rothkopf l’explique très bien dans un article publié sur Slate en avril 2015, « Il règne un bordel sans nom au Moyen-Orient ». Après les attentats de Paris, je vous propose simplement une petite allégorie agricole pour tenter d’y voir un peu clair. Objectif : émettre un avis personnel, vu de France, quant à la réponse adéquate qu’il s’agirait d’apporter à L’Etat Islamique ; en notre âme et conscience.

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10 jours après les attentats de Paris de 2015, je me suis posé la question de la réponse à formuler à l'Etat Islamique et les conséquences qu'elle engendrerait. En effet, j'ai peur que notre nation prenne la mauvaise décision et nous propulse dans un conflit gravissime. J'ai donc tenté de décrypter la Presse et d'écouter les spécialistes de la thématique pour y voir clair (autant que possible) et exposer ma vision des choses avec mes mots à moi, sous forme d'allégorie. Ce qui m'intéresse avec cet article : savoir ce que les autres (madame et monsieur Tout-le-monde) en pensent. S'ils devaient prendre une décision basée sur un conflit intelligible, proche de notre réalité, laquelle serait-ce ?

PARTIE 1 : L’ALLÉGORIE DU JARDIN

Imaginons une petite ville de France. Dans cette petite ville, cohabitent divers quartiers : des quartiers pauvres, des quartiers riches et puis au milieu des classes moyennes bien sûr. Il se trouve que vous avez la chance d’habiter dans un quartier riche et que vous jouissez d’un petit jardin paisible à l’herbe bien verte, dans lequel vous faites pousser des tomates et des arbres fruitiers très productifs. Vous êtes chez vous et vous êtes plutôt bien.

Un jour, vous découvrez que quelqu’un s’est introduit dans votre jardin en grimpant par-dessus votre muret. Le salopard est venu pisser sur vos tomates en pleine nuit. Il a aussi déraciné ce superbe olivier que vous avait offert votre cousin il y a quelques années. Vous savez de qui il s’agit parce que ça fait déjà un moment qu’il vous insulte violemment (vous et les autres de votre quartier) quand vous le croisez dans la rue, les jours de marché. D’ailleurs il vous a laissé un petit mot dans votre boîte aux lettres pour dissiper le moindre doute. Vous vous dites : « J’y suis peut-être allé un peu fort la dernière fois quand je l’ai vanné devant tout le monde ». N’empêche que sa réaction vous semble particulièrement exagérée, très violente et incompréhensible. Vous êtes triste et en colère. Il est quand même venu chez vous, dans votre jardin, pisser sur vos plus belles tomates et saccager un si bel arbre. Vous envisagez sérieusement de réagir. Vous ne pouvez pas décemment laisser passer ça.

Les jours passent. Vous avez du travail et d’autres problèmes à gérer chez vous, tout aussi importants voire prioritaires. Un bel été vous fait presque oublier l’abruti du quartier de l’autre côté de la gare.

Et puis quelques mois plus tard, vous vous réveillez un matin et vous découvrez que cette fois il est venu chier sur vos radis. Il en a aussi profité pour fracasser vos rosiers à coups de pelle, faire tomber les pommes des arbres et les écraser sur la pelouse par dizaines. Idem pour les pêches et les abricots. Cette fois vous êtes vraiment très, très énervé. Vous vous dites : « Je ne peux pas rester sans rien faire. Il est allé trop loin. »

Que feriez-vous si on venait chier dans votre jardin ?

Alors vous faites quoi ? Que feriez-vous, vous-même, dans cette situation ? Parce qu’il faut parfois une bête allégorie ou une métaphore pour simplifier un débat dont les tenants et les aboutissants peuvent sembler extrêmement complexes, je vous propose de prendre position et de transposer la réalité de l’actualité à l’échelle de votre jardin, du quartier ou de la ville.

Si François Hollande, sans crier gare, vous demandait votre avis pour prendre une décision importante, que lui conseilleriez-vous ? Si votre voisin venait faire ses besoins dans votre jardin, que feriez-vous (n’hésitez pas à répondre en commentaire de cet article ou dans le forum) ?

Histoire d’amorcer le débat, je me suis permis, ci-dessous, d’exposer mon propre cheminement de pensée et mes conclusions. En espérant que ça vous donnera envie de réagir à votre tour.

Comment on en est arrivé là ?

D’abord, dès la première fois, lors de l’affaire des tomates et de l’olivier, je me suis sagement rappelé le contexte et j’ai essayé de comprendre avant de réagir brutalement, trop instinctivement, sous le coup de l’émotion. C’est ma nature, je n’y peux rien. Je suis sensible et émotif mais aussi très réfléchi.

Ce type habite un quartier relativement pauvre de l’autre côté de la gare, près de la voie ferrée. Là-bas les gens ont aussi des jardins. Mais la terre est moins fertile et tout pousse moins bien. Ils ont donc, de manière très ingénieuse et avec beaucoup de travail, mis au point un engrais très performant pour survivre. Mais leurs terres sont tellement calcaires et leurs engrais si efficace, qu’ils préfèrent souvent le vendre aux autres habitants de la ville, à prix d’or, plutôt que de l’utiliser dans leurs jardins. Il se trouve aussi que les habitants de ce quartier ont une nette préférence pour les légumes verts et détestent les fruits (qui de toute façon poussent très rarement chez eux). Bon… C’est une affaire de culture. Ils ne savent pas ce qu’ils ratent, mais après tout pourquoi pas. Chacun ses goûts.

OK mais ceci ne justifie en rien le fait d’aller pisser ou chier dans mon jardin ! J’ai beau essayer de comprendre, je suis toujours très énervé et je ne comprends pas pourquoi ils s’en prennent à moi. A force d’en parler autour de moi, un jour un voisin est venu m’expliquer deux ou trois choses. « Tu te rappelles la fois ou on est partis, avec Jean et Béatrice, voir le type qui produit de l’engrais ? On en manquait terriblement pour nos jardins (pourtant si fertiles). Plus tard, Patrick et moi on est aussi allés le voir pour lui vendre des outils. On les vendait mieux comme ça que sur le Bon Coin ! Le problème, c’est que ce coin-là c’est une vraie poudrière. Tout le monde s’engueule pour se partager l’engrais et nous acheter nos pelles. D’autant qu’ils se détestent déjà à la base. A cause de la musique qu’ils écoutent apparemment. Un truc incompréhensible. Certains aiment le rock, d’autres le rap. Sans parler des dérivés comme le R&B, la pop etc… Ils sont capables de se cracher au visage juste pour ça. Et quand ils se fritent, impossible d’acheter de l’engrais ou de vendre notre came. Du coup on a voulu intervenir, on a ouvert notre gueule et ça a fini en bousculade générale. Dans la pagaille, on a écrasé des plants de salades fraîchement plantés dans un jardin juste à côté du marchand d’engrais. C’était son jardin à lui, le visiteur nocturne incontinent. Depuis il nous déteste : nous et nos sols fertiles, nos tomates et nos fraises. Nous qui nous mêlons de ce qui ne nous regarde pas et que nous ne pouvons pas comprendre. »

J’accédais enfin à un début de justification. Jusqu’ici, à première vue, son attitude agressive et totalement dingue me laissait penser que tout cela était gratuit et relevait de la folie pure. Je commençais à en douter un peu… Serait-ce en réalité une vengeance ? Dans le voisinage, certains ont aussi été souillés par cet illuminé et ont immédiatement commencé à se faire une opinion : « Peu importe les raisons : on ne va pas pisser dans le jardin des gens ! ».

Peut-être mais j’ai aussi appris par la suite que mes chers voisins seraient allés régulièrement dégrader ses plantations et celles d’autres jardiniers du quartier de la gare. Ils avaient en effet découvert que lui et quelques autres empêchaient les autres maraîchers du coin de se mettre à cultiver quelques fruits et écouter la musique qu’ils voulaient. Ils ont voulu rétablir l’ordre. J’ai même découvert que, parfois, ma femme se joignait à eux, sans vraiment tout me dire de leurs agissements. Nos méthodes peuvent paraître moins dingues mais elles font tout autant de ravages, si ce n’est plus, dans leurs jardins. Tentatives d’intimidation, jets de pierre (parfois en visant bien, d’autre fois à l’aveugle) et même des manœuvres plus sournoises comme le fait de couper l’eau pour les empêcher de cultiver et les obliger à se calmer ou partir.

J’ai à peine eu le temps de réfléchir à la situation et commencer à prendre les décisions qui s’imposent (je sais, je suis un peu long à la détente) que le type est déjà revenu pourrir mon jardin avec encore plus d’ardeur. Maintenant que je suis au pied du mur, plusieurs options s’offrent à moi.

PARTIE 2 : LE RETOUR A LA RÉALITÉ

Les réponses à envisager

Je pourrais tout d’abord décider qu’il est grand temps de ne rien faire et continuer à faire comme avant. C’est-à-dire faire l’autruche et laisser ma femme s’engluer gentiment dans le conflit en espérant que mon jardin n’en souffre pas trop. Mais comme mes enfants ont peur qu’il revienne et attendent de moi que je réagisse en bon père de famille, je me sentirais sans doute obligé de fanfaronner un peu et engager quelque chose pour les rassurer et asseoir ma position. « Allez ma chérie. Allons rendre visite à nos amis du quartier de la gare et montrons à cet énergumène de quel bois nous sommes faits. » Ce qui consiste à aller sur place chercher de l’engrais, le troquer contre un joli râteau en négociant un peu plus ardemment qu’à l’accoutumée, puis tenter de régler les problèmes tout en balançant quelques pierres dans le potager ennemi en passant. Même politique invasive et incohérente, frappes « chirurgicales » et enlisement.

Une autre solution consisterait à prendre les choses en main, en bonne intelligence, réunir un conseil de quartier autour de chez moi et m’inviter chez lui pour lui apprendre à jardiner. Lui expliquer qu’on peut faire pousser des tomates hors-sol, des framboises dans une terre difficile et lui vanter les mérites d’une bonne poire bien juteuse. On pourrait aussi parler ensemble de musique et des vertus apaisantes de l’opéra. L’ONU, les ONG et tutti quanti. Des outils « intelligents » à l’occidentale qui ne parlent pas forcément à tout le monde et qui, vu d’ici, semblent plus servir nos intérêts que ceux des populations locales.
Il y a aussi l’option d’appeler les flics (quitte à faire jouer mes relations dans la police) et les envoyer sur place régler le problème à ma place. En gros laisser les américains (et les russes et les iraniens, bon gré mal gré) prendre les choses en main et nous désengager politiquement et militairement du conflit. Si tant est qu’ils puissent ou qu’ils veuillent intervenir plus massivement, au sol.

Je pourrais aussi décider qu’il est temps de passer au niveau supérieur et débouler dans son jardin massivement (coalition armée de quartier) pour tout retourner à grand coups de pioche et de pelles. Peut-être même que, emportés par la haine ou la volonté de vite trouver une solution radicale, nous en viendrions rapidement aux mains. La guerre, la vraie, en somme. Avec les conséquences humaines que cela engendre forcément, dans un camp ou dans l’autre, et la très probable menace d’un méchant retour de bâton là-bas comme chez nous.

A l’inverse je pourrais me replier complètement sur moi-même, construire un mur de cinq mètres de haut tout autour de mon jardin et installer un système d’alarme pointu. Quitte à déprimer à l’ombre de mes murs, laisser crever mes tomates, ne plus aller au marché le dimanche et rester cloitré chez moi. Ce qui reviendrait à fermer les frontières, décupler le budget de la sécurité et de la défense et éventuellement pencher nettement du côté du FN.

Certains pourraient aussi envisager simplement de déménager. Problème réglé. Oui, sauf que j’aime mon quartier et que je me sens très bien dans ma petite maison.

Enfin, je pourrais commencer par arrêter mes conneries avec mes voisins en-dehors de mon quartier (surtout quand les enjeux et le contexte me dépassent) : trouver une autre source d’engrais et ne pas vendre mes outils n’importe comment, à n’importe qui. Surtout, je pourrais essayer d’ouvrir le dialogue, écouter vraiment ce qu’on me dit et trouver des solutions valables d’un côté comme de l’autre. Pas forcément directement avec le jardinier belliqueux mais peut-être avec sa femme, avec ses fils. En effet, pas dit qu’on puisse vraiment discuter avec ce type-là. Le problème c’est qu’il semble mentalement dérangé. Je fais un peu partie des causes de ses troubles, je m’en rends compte maintenant. Peut-être que c’est trop tard mais je peux au moins arrêter les frais pour éviter que d’autres comme lui (sa famille, ses voisins) ne pètent les plombs à leur tour ou ne s’unissent à sa croisade destructrice. L’enjeu c’est d’éviter de sombrer dans une guerre imbécile et sans fin entre fruits et légumes. Pour ça, il faut qu’un des deux soit moins con que l’autre.

Prendre une décision / Intime conviction

J’ai choisi la dernière option parce que je ne me vois pas aller frapper un autre habitant de ma ville, saccager son jardin ou lui rendre la monnaie de sa pièce en allant chier à mon tour sur ses plates-bandes. J’ai une éducation et une culture qui m’empêchent de tomber dans ces travers. Je n’aime pas non plus imposer ma vision des choses à ceux qui ne sont pas faits comme moi. Et puis l’idée d’envoyer les autres au casse-pipe à ma place me pose un problème de fierté ; qu’il s’agisse des américains, des russes ou de nos propres militaires français. Enfin j’aime trop déambuler librement sous le soleil et faire mes courses au marché pour m’enfermer chez moi à double tour. Je préfère essayer de comprendre, faire le premier pas, dialoguer et me remettre en question. Peut-être que ça ne suffirait pas à calmer mon opposant jardinier, mais au moins j’aurais essayé.

Il faut à tout prix éviter de tomber dans la psychose, le tout-sécuritaire, la xénophobie… La peur quoi. Même si elle est inévitable dans ce genre de situation, il faut qu’on la contrôle un minimum. Me concernant mes angoisses dérivent au-delà de potentialité de voire un jour mon corps démembré par le souffle chaud d’un kamikaze. J’ai peur que certains profitent de la situation : le FN pour s’installer encore un peu plus, les politiques pour durcir (trop) les lois sécuritaires et bloquer l’immigration au pire moment, l’armée pour faire voter des budgets faramineux (comme si on n’avait pas déjà assez de dettes) et balancer du Rafale en Syrie outre-mesure, les marchands d’armes pour s’enrichir etc…

Je suis pacifiste. C’est mon intime conviction. Même si je sens bien qu’il faudra un jour cogner durement l’Etat Islamique, j’ai du mal à entendre parler de guerre tous les jours aux infos et dans les bouches des gens autour de moi. Un attentat, il n’y a rien de mieux pour justifier une guerre quand elle est attendue (et Dieu sait que certains l’attendent de pied ferme). Il existe de nombreux exemples dans ce sens depuis un siècle. Il doit pourtant y avoir d’autres solutions. Je ne sais pas si on a bien tout tenté.

Des alternatives à la guerre

On doit pouvoir exercer d’autres pressions sur l’Etat Islamique qu’en faisant péter des bombes. Je suis mal placé pour donner des conseils, mais il y a sans doute des options politiques, diplomatiques et économiques à envisager. Nombreux sont ceux qui semblent le penser. Récemment j’ai entendu des opinions très convaincantes de la part de Dominique De Villepin, Jean-Luc Mélenchon et Marc Trévidic pour ne citer qu’eux.

Avant de se projeter au Moyen-Orient (ou au Mali ou ailleurs), il semble y avoir d’abord pas mal de chantiers à mettre en branle chez nous. Arrêter de commercer et plus spécifiquement de vendre des armes aux djihadistes et aux états qui les financent de près ou de loin, par exemple. Se poser la question de nos motivations à pacifier (pactiser ?) des états instables. Intérêts idéologiques ou économiques et énergétiques ? Traiter à la source le problème de l’embrigadement djihadiste en France, en Belgique et autour. Qu’est-ce qui ne va pas chez nous et qui motive ces gens à se faire exploser au nom d’Allah (ou de qui que ce soit) ? Peut-être aussi proposer des solutions pour mieux légiférer autour du terrorisme sur notre sol sans pour autant se lancer dans un « patriot act » bis et les dérives liberticides à la sauce Guantanamo, si possible. Mais là on a vite fait de tomber dans le compromis. Et j’ai peur que l’essor de l’Etat Islamique ne laisse que peu de place aux compromis.

Alors que faire ? Je ne sais pas. La seule chose dont je sois sûr c’est que la guerre n’est pas une solution. La guerre engendre la guerre, la haine engendre la haine. L’homme est ainsi fait et l’histoire nous le démontre implacablement. Si nous exterminons l’Etat Islamique, qu’est-ce qui nous prouve que le Phoenix ne renaîtra pas finalement de ces cendres. Ici ou ailleurs ? Daech, Al Qaida, Al Nosra, Boko Haram ou autre…

Le pacifisme est-il dangereux ?

Je suis donc clairement pacifiste. Bon… C’est ma décision. Et jusqu’ici je m’y tiens. Alors c’est vrai qu’on a vite fait de critiquer le pacifisme en brandissant, par exemple, le spectre naissant du nazisme dans les années 30 et les conséquences de l’inaction militaire. « On aurait pu tuer le mal dans l’œuf ! », diront certains rétrospectivement. Et c’est bien qu’on ait ce réflexe : ça prouve qu’on a appris nos leçons. Mais la situation est-elle vraiment similaire ? Peut-on faire la guerre à l’Etat Islamique comme on le faisait en 40, aux allemands ? L’enjeu n’est-il pas ailleurs ? Difficile pour moi d’y voir clair.

C’est vrai aussi que le pacifisme ne vaut que lorsqu’on n’est pas touché directement par les atrocités d’un conflit armé. Je n’ai perdu aucun proche dans les attentats. J’ai juste ressenti beaucoup d’émotion et de compassion. Mais ça ne suffit pas à semer la graine de la guerre dans mon esprit. Je comprends ceux qui ont le goût du sang dans la bouche, des tâches sur leurs vêtements et la vengeance au bord des lèvres. Je les comprends mais je ne peux pas partager leur opinion si elle est en faveur d’un durcissement guerrier en Syrie et alentour. Elle est motivée par l’émotion, pas par l’esprit. Du moins je crois. J’espère…

Prenons le temps de considérer les répercussions de nos actes. Que peut-il arriver si nous restons pacifiques et nous contentons de dialoguer (et autres pressions non guerrières) ? A l’inverse, quelle seront les conséquences d’un engagement militaire de la France là-bas ? De lourdes pertes dans les rangs de nos soldats ? Faut-il s’attendre à plus d’attentats, plus graves, voire à un conflit élargi qui plongerait la France dans une guerre sur nos terres ou une dépression économique nettement plus dure qu’elle ne l’est déjà ?

Ce n’est pas de mon ressort de répondre à ces questions. Nous avons élu des personnes dont c’est le métier. Je compte sur eux pour y bosser d’arrache-pied. J’espère simplement qu’ils ont toutes les cartes en main, le bon état d’esprit et les bons objectifs en tête pour prendre la bonne décision.

J’avais envie de conclure en écrivant « Inch’Allah » pour faire preuve d’ouverture et dessiner un petit trait d’esprit en hommage à Charlie. Mais je n’ai vraiment pas envie de jouer avec la religion en ce moment. Parfois je me dis que Dieu est la pire excuse que la haine puisse se trouver.

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