Une citation d’un type extraordinaire, Jose Mujica, dans un film beau et touchant : Human, de Yann Arthus-Bertrand.

Cet article a été réalisé en mode EXPRESS

Le président/paysan uruguayen nous fait une belle leçon de poésie sociale dans une interview donnée pour le film Human de Yann Arthus-Bertrand. Ce film évoque notre monde, notre planète, notre société et les gens qui le façonnent, pour le meilleur et pour le pire.

Je sais ce qu’on dit sur Yann Arthus-Bertrand. Ce photographe bourgeois et égocentrique qui donne des leçons au monde entier à la première personne. Ce sont les même critiques qu’on formule sur Nicolas Hulot, entre autres. Ces hommes qui choisissent la voie de la nature et de la contemplation et qui cherchent à partager leur passion avec nous, par l’axe de communication le plus populaire aujourd’hui : la télévision. C’est d’ailleurs, je pense, la crédibilité en berne de ce média qui influence négativement l’image qu’on se fait d’eux. Mais s’ils se contentaient de publier des essais ou d’animer des colloques, leur message serait-il aussi fort, aussi touchant, aussi diffusé ?

Après avoir visionné des films comme Baraka, Home, Océans, le Syndrome Du Titanic, Un Jour Sur Terre ou des documentaires comme Une Vérité Qui Dérange, Le Monde Selon Monsanto, The Cove, Gasland, Food Inc… J’ai récemment vu Human de Yann Arthus-Bertrand. Si dans la forme comme dans le fond, je n’ai pas appris grand chose cette fois-ci, j’ai quand même vu de belles images et surtout de beaux portraits sans fard. Des hommes et des femmes, peu importe d’où ils viennent, nous expliquent leur vision du monde, de la vie, de la pauvreté et de la richesse, de la guerre. Certains témoignages sont poignants. Je voulais surtout mettre en valeur le témoignage d’un homme décidément passionnant et terriblement juste dans sa simplicité : Jose Mujica, l’ex président de l’Uruguay (2010-2015).

« Quand j’achète quelque chose, quand tu achètes, toi, on ne le paye pas avec de l’argent. On le paye avec le temps de vie qu’il a fallu dépenser pour gagner cet argent. A cette différence près que la vie, elle, ne s’achète pas. La vie ne fait que s’écouler. Et il est lamentable de gaspiller sa vie à perdre sa liberté. »
[Jose Mujica - Human]

Ça fait drôle… D’entendre quelqu’un  dire simplement, en quelques phrases, ce qu’on ressent depuis des années sans avoir soi-même réussi à le formuler concrètement. Je pensais nécessaire d’écrire un livre pour expliquer ça. En fait non. C’est très simple.

Voir en intégralité l’interview de Jose Mujica dans Human

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