Les médias ont bien bossé : en quelques années ils nous ont inculqué une véritable conscience écologique et climatique. Oui mais après ? Maintenant qu’on sait ce qui nous attend, comment allons-nous passer à l’action ? Allons-nous regarder changer le monde sans bouger ? Si, comme moi, la COP21 vous secoue un peu, annoncez ce que vous comptez mettre en place (ici ou ailleurs) ou lisez mes quelques pistes pour agir maintenant.

Cet article a été réalisé en mode BLOG

A moins d'un mois de la COP21 qui se déroulera à Paris, je me suis demandé comment je souhaitais participer à cet événement qui, je pense, pourrait marquer l'histoire de notre planète.

J’ouvre beaucoup ma gueule, mais je ne fais pas grand-chose. Comme beaucoup d’entre nous, j’ai pris conscience de l’importance de notre comportement vis-à-vis de la planète un peu en retard. Disons entre 2005 et 2010, progressivement. Depuis, sans être un activiste sérieux, je m’y intéresse, j’écris sur le sujet et j’essaie de ne pas trop faire n’importe quoi au quotidien. J’agis à mon niveau, à petite échelle, mais sans grande conviction, sans véritable motivation et avec un manque de régularité et de sérieux avéré.

Je pense que cet état des lieux représente une grande majorité de la population française et plus précisément ceux de ma génération (le besoin de l’écrire en moins peut-être). Nous sommes en effet à cheval entre le laxisme désintéressé de nos aînés (surtout motivés par les économies financières des panneaux photovoltaiques) et la pleine conscience écologique des générations suivantes.

Mais la conscience est une chose, encore faut-il en faire quelque chose de constructif. Et c’est là que le bât blesse encore un peu. Je ne fais rien. Et vous, vous faites quoi ?

Un élément positif : le succès médiatique

Coalition Climat 21 (affiche "Conscience" pour la COP21)

www.coalitionclimat21.org

S’il y a bien quelque chose de positif dans le mouvement écologiste et le « développement durable » c’est le succès médiatique. Clairement, en 2015, nous sommes nombreux dans le monde entier (un peu plus en occident qu’ailleurs en raison de la performance de notre réseau de communication et de la liberté d’expression) à être au courant que notre planète est en danger.

Gaz à effet de serre, réchauffement climatique, pesticides, bio, OGM, pétrole, énergies renouvelables… Autant de termes parfois très jargonneux et scientifiques dont on connait pourtant la signification et le danger. Quand on y pense, c’est fou comme on est calés en la matière ! Interrogez un gamin français de 10 ans là-dessus et vous serez surpris de ses réponses.

C’est bien. Ça me donne espoir en l’humanité pour ne pas foncer droit dans le mur. Maintenant qu’on l’a vu là-bas au loin, tout au bout de la route, au moins on essaiera de l’éviter… Mais c’est pas suffisant. Dans l’idéal il faudrait freiner doucement (pour ne pas déraper et partir en tête-à-queue) et s’arrêter avant l’impact. Voir reculer un peu pour prendre le petit chemin escarpé qu’on a dépassé il y a quelques kilomètres. Celui qui s’engouffre dans la forêt, nous oblige à laisser la voiture au parking et continuer à pieds.

COP21 : un déclic ?

En termes de médiatisation, l’échéance de la COP21 en décembre 2015 à Paris est clairement un jalon important. Jamais notre France n’aura autant parlé d’écologie et de climat. A tel point que j’en viens parfois à croire que cette fois (pas comme à Copenhague en 2009), il se passera quelque chose : un véritable engagement politique durable et international ou, au moins, chez nous en France, en réaction à une mobilisation que j’espère massive sur nos terres.

En tout cas, me concernant, j’ai choisi de prendre cette conférence pour le climat comme prétexte à faire monter d’un cran mon « engagement écologique ». Depuis quelques temps j’essaie de faire encore plus d’efforts au quotidien et je compte bien participer activement à ce rassemblement populaire de fin d’année. Comment ? Ça reste encore à définir… Mais j’ai déjà quelques bonnes pistes (voir plus bas l’encart ET MAINTENANT ?).

Ce qui est sûr, c’est qu’en aucun cas je veux me retrouver dans la situation suivante :

- Papa ? Tu as fais quoi toi en 2015 pour convaincre les politiques et les multinationales d’arrêter de détruire la planète ?
- Moi ? Bah… Rien…

Non. c’est impossible. Je ne peux pas assumer ça. Je ne sais pas si, dans 15 ans, la COP21 aura porté ses fruits ou au contraire si elle n’aura pas entravé la marche forcée de notre auto-destruction. Difficile de lire entre les lignes de la diplomatie internationale et ses engagements rarement tenus. Mais dans les deux cas, je veux en être. Je veux avoir au moins essayé et joué mon rôle dans LE défi majeur de mon époque, incontestablement.

Car oui, j’ai compris il y a déjà un moment que la révolution la plus marquante de ma génération, en fait c’est ni Internet, ni la téléphonie ou la communication, ni la finance ou le capitalisme, ni l’électronique et le silicium, ni l’informatique ou l’intelligence artificielle, ni l’immobilier et le tourisme, ni la génétique et les progrès de la médecine, ni la mondialisation, ni même l’individualisme et la solitude… Non. C’est notre éveil à une démarche pourtant évidente : respecter la nature pour continuer à en profiter au maximum, en harmonie.

Aussi lent à démarrer (et polluant) qu’un moteur diesel

Je suis donc sensibilisé à l’écologie depuis plus de dix années, informé de la COP21 et ses enjeux depuis plus d’un an et j’ai même signé une pétition pour alerter les politiques à l’importance de vraies décisions sur le climat il y a quelques mois (20 secondes prises sur mon temps précieux). Bien.  Mais j’ai encore rien fait. Jusqu’ici je n’avais rien écrit et rien entrepris, physiquement, concrètement, pour m’impliquer et faire bouger les choses.

Je suis sûr que vous êtes comme moi : un peu trop préoccupé par votre petit train-train quotidien, votre travail (la priorité absolue sur toute affaire « urgente »), votre famille, vos prochaines vacances au bord de l’eau ou la marque de votre futur smartphone… Si c’est le cas, dites-vous bien une chose : aussitôt terminée la COP21 et tout le battage médiatique qui va avec, vous mettrez en pause votre petit début de soubresaut écologique en attendant la prochaine ouverture. En 2021, si on suit le cycle des conférences importantes qui arrivent à se faire une place au journal de 20h. C’est loin. Et il faut arrêter d’attendre. Il est temps. Nous sommes prêts. Profitons-en !

Publiez ici, en commentaire ou dans dans le forum, les actions que vous comptez mettre en place maintenant ou plus tard (maintenant c’est mieux). Faites-en part à vos contacts à table, au téléphone, par e-mail ou sur les réseaux sociaux, rejoignez les mouvements déjà en place (voir ET MAINTENANT ? juste en-dessous).

Bougeons-nous le cul bordel !

ET MAINTENANT ?
Creuser un peu plus loin

Apprenez (ou révisez) les 10 gestes de base pour le climat. C'est un bon début.

Si vous ne savez pas grand chose ou si vous ne comprenez pas la COP21, lisez une synthèse sur le sujet. Par exemple : "COP 21 : quels enjeux" sur le site de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme.

Lisez une actualité écolo indépendante chez Reporterre (par exemple leur dossier sur la COP21) et abonnez-vous à leur compte Twitter.

Observez les engagements de chacun des 154 pays (nous concernant, il s'agit plus globalement de l'Union Européenne) ayant annoncé leur contribution dans la lutte contre les changements climatiques : les engagements climatiques de 154 pays.

Le minimum à faire (là tout de suite) c’est de signer une ou plusieurs pétitions selon vos affinités avec les groupements qui les diffusent. Par exemple l’appel « Osons » de Nicolas Hulot ou la pétition Océan et Climat de Surfrider Foundation. Vous pensez que c’est inutile, une goutte d’eau dans l’océan ? Détrompez-vous ! C’est capital. Dans un monde politisé et communicant, la pression sociale est une force incontestable.

Ensuite, vous pouvez vous lever de votre fauteuil et déscotcher de votre écran pour aller participer, seul ou à plusieurs, à une véritable action locale. Jetez donc un oeil sur la liste officielle des différents projets labellisés COP21 et trouvez celui dans lequel vous souhaitez vous impliquer. De nombreuses actions y sont listées mais vous pouvez aussi faire une recherche sur Google. Par exemple, dans le 95 (Val d’Oise), dans la forêt de Montmorency, participez à une action locale : « Planter un arbre pour le climat : une naissance, une plantation« . Vous ne trouvez rien qui vous motive ? Essayez sur le site J’agis pour la Nature qui propose un moteur de recherche d’action écologiques. Proposez ou trouver l’action qui vous correspond. Enfin, l’association Agir Pour l’Environnement propose aussi pas mal d’actions sur son site.

Vous êtes en quête d’une action plus « alternative » voire radicale ? Manifestation, désobéissance civile, action directe ? Allez voir du côté de la Coalition Climat 21. Deux événements majeurs sont annoncés. Les 28 et 29 novembre, la veille de la la conférence COP21, aura lieu la Marche Mondiale pour le Climat (le 29/11 à Paris République à 12h). Le 12 décembre, pour clôturer la COP21, c’est le D12 : un mouvement un peu plus radical et désobéissant.

Si vous ne souhaitez pas (ou ne pouvez pas) vous investir physiquement, faites donc un don. Par exemple à la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme, à Surfrider Foundation ou à Reporterre.

 

COP21 : écologie, climat et inaction
Article de synthèse doublé d'une vision personnelle un peu superficielle mais réfléchie. Sources 100% en ligne mais variées. Conscience + action : à fond dans l'état d'esprit des Equilibristes
objectivité70%
qualité journalistique25%
qualité rédactionnelle50%
qualité des sources40%
temps de maturation45%
état d'esprit100%
Positif
  • état d'esprit
  • engagement
  • travail de synthèse
Négatif
  • superficiel
  • manque de valeur ajoutée
  • manque une rencontre humaine
55%Autocritic
Note des lecteurs: (0 Votes)
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A propos de l'auteur

VUZZ est à l'origine du projet. Il anime le site et publie régulièrement (ou pas) des articles.

2 Réponses

  1. Ludz

    C’est bien d’écrire mais à force de lire et de réagir en ligne, il y a bien une chose que j’ai comprise:
    - Soit tu conseilles/rabaches à tes proches concrètement ta manière à toi de protéger ton environnement (baisser le régime alimentaire carnacier et arrêter totalement la consommation de viande industrielle – y compris au restau, ne manger que les poissons recommandés « en croissance », manger/boire local et saisonnier, trier ses déchets jusqu’aux déchets alimentaires, utiliser des couches lavables pour les jeunes parents, passer à une vie sans voiture, etc.);
    - Soit/ Et tu t’engages dans une association de sensibilisation;

    Donc, leur COP il est bien, mais je pense qu’il n’aura aucun impact si les gens comme vous et toi et moi ne se mettent pas à l’épreuve et oublient leur vie de gaspillage et pollueur d’avant. Le résultat de la COP, ça va être des jolis mots, une jolie cérémonie, mais cela ne remplacera pas les actes, l’engagement personnel de chacun dans son quotidien… Et cela malgré une majorité de personnes qui se moquera gentillement de tes nouvelles habitudes…

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    • Vuzz

      Hello Ludz ! Merci pour ta réaction ! La première sur ce site je crois bien ! Si WordPress avait un bouton « offrir une coupe de Champagne et faire tomber les cotillons du plafond » j’aurais déjà appuyé dessus. P’tain c’est mal foutu !

      Je vois que tu as l’air déjà pas mal engagé sur plusieurs plans donc et article n’a pas dû te causer des masses. Bravo pour ça en tout cas ! Je vois bien les efforts et même les sacrifices que ça peut représenter.

      Par contre, je ne suis pas tout à fait d’accord avec toi. Je pense que toute action, même minime, mérite d’être encouragée et a de la valeur. C’est mieux si elle est durable, on est d’accord (type engagement dans une asso ou changement d’habitudes personnelles sur le long terme) mais je pense malgré tout que, même si cette action ne dure que le temps de la COP21, c’est déjà un progrès. C’est positif.

      Quelqu’un qui va planter un arbre, ramasser des déchets sur une plage ou manifester joue dans le camps de la planète. Quelqu’un qui communique sur les efforts à faire, les pistes à suivre, les dangers mis au jour etc, même sur son blog ou son compte FB, apporte une petite pierre à l’édifice. Ça va dans le bon sens quoi. Et le pire qu’on puisse faire, c’est décourager ces gens-là en leur disant que ce qu’ils font ne sert à rien.

      La COP21 ne va peut-être pas changer grand chose (pourtant bêtement j’y crois un peu), mais ce qu’elle génère autour d’elle (ou après elle) sera bénéfique je pense, grâce à son pouvoir médiatique.

      Ceci dit, tu as raison de souligner qu’il ne suffit pas d’écrire ou de s’intéresser à la COP21, il faut que ça débouche sur quelque chose de concret, de préférence. Disons que c’est l’objectif numéro 1. Mais j’ai envie de dire qu’entre action radicale et totale inaction il y a tout un éventail de possibilités qui méritent d’être saluées à leur juste mesure.

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